Vélo ancien et impression 3D : redonner vie aux pièces introuvables

Vous avez un vieux Peugeot, un Mercier ou un Motobécane dans le garage ? Vous connaissez sans doute ce moment : tout est en place, le cadre est beau, la transmission fonctionne… sauf cette petite pièce qui est usée, cassée ou tout simplement introuvable.

Les marques ont disparu ou changé de catalogue, les stocks neufs sont épuisés, et les pièces d’occasion sont chères ou en mauvais état. Les petites pièces, souvent en plastique, sont les premières à lâcher avec les années.

C’est là que l’impression 3D devient intéressante pour la restauration. Pas pour remplacer l’acier ou l’alu des pièces nobles, mais pour refaire ces pièces secondaires, ces outils et ces accessoires qu’on ne trouve plus ou qui n’ont jamais existé.

Trois produits déjà disponibles

Depuis quelque temps, je développe chez CSCI3D une petite gamme dédiée aux vélos anciens.

Des galets de dérailleur pour Simplex et Sachs-Huret

Les galets (ou « roulettes ») de dérailleur s’usent, se fendent, et se trouvent mal. J’en propose deux modèles, vendus par paire et imprimés en nylon noir, une matière résistante à l’usure et au frottement de la chaîne :

Ils conviennent aux vélos de type Peugeot, Mercier, Gitane, Motobécane et bien d’autres.

Un outil de positionnement de patins de frein Mafac

Régler des patins sur un frein à tirage central demande de la patience : il faut les placer à la bonne hauteur, à la bonne distance de la jante, et de façon symétrique. Mon outil de positionnement s’insère entre la jante et les patins, et une petite presse à vis permet de les serrer en position. Les patins se retrouvent à 1 mm de la jante, en léger V, pour un freinage optimal.

Il s’adapte aux jantes de 18 à 23 mm de large grâce aux cales fournies. Il est imprimé en PETG bleu avec de la visserie inox, et convient aux Mafac Racer, Raid, Compétition, Gold, Top 63, etc. Il est vendu seul, en presse seule, ou en pack des deux outils.

Pourquoi l’impression 3D fonctionne bien pour le vélo ancien

  • Les petites séries sont possibles. Une pièce dont il y a besoin de dix exemplaires par an n’intéresse aucun industriel. Pour l’impression 3D, c’est un cas normal.
  • Le choix de la matière est adapté à l’usage. Nylon pour les pièces qui frottent, des filament chargé de fibre de carbone pour des pièces résistantes ou du PETG qui peut servir pour des pièces ayant moins de contraintes par exemple.
  • On peut s’adapter à la pièce d’origine. Une cote à reprendre, un alésage différent, une variante : tout se règle dans le dessin 3d du fichier.

Et vous, que vous manque-t-il ?

Ces trois produits sont nés de besoins que j’ai rencontrés. Mais chaque vélo ancien a ses particularités, et je suis certain que vous en connaissez d’autres.

Quelques pistes, pour vous donner des idées : une pièce plastique cassée sur un dérailleur, un cache ou un embout disparu, une bague ou une entretoise, un outil de réglage spécifique, un support ou une fixation d’accessoire d’époque…

Si vous cherchez une pièce ou un outil que vous ne trouvez plus, écrivez moi. Dites moi pour quel vélo et quel composant, et si possible joignez une photo avec les dimensions principales (ou la pièce d’origine, même abîmée). Je vous dirai si c’est réalisable en impression 3D, avec quelle matière et pour quel prix. Si la pièce intéresse d’autres passionnés, elle pourra rejoindre la boutique. Avant de réaliser cette pièce il faudra passer par un dessin 3d obligatoirement. Il faudra idéalement me fournir une pièce à copier.

👉 Me contacter via le formulaire ou par e-mail : contact@csci3d.fr

Et si vous avez déjà essayé de refaire une pièce de votre côté, ou si vous avez des astuces de restauration à partager, les commentaires sont ouverts.

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